Anglais
Mars 2000
Auteur: Catherine GARIPUY
Psychologue clinicienne
Diplômée d’état de tennis

introduction

La latéralité n’est pas une notion familière. En ce qui concerne la main, on sait bien sûr que l’on est droitier, gaucher (ou parfois ambidextre). Mais qu’en est- il pour l’œil, le bassin, le pied par exemple ?

En y réfléchissant un peu, on s‘aperçoit :

  • que l’on ne vise pas avec son œil droit ou avec son œil gauche, mais qu’on vise toujours avec le même œil,
  • que l’on ne shoote pas indifféremment avec l’un ou l’autre pied, mais toujours avec le même,
  • que l’on met son récepteur téléphonique toujours à la même oreille, etc.

Nous sommes latéralisés. Mais cette latéralisation nous concerne-t-elle lorsque nous jouons au tennis? Le fait de viser avec l’œil droit ou l’œil gauche, de shooter avec le pied droit ou le pied gauche a-t-il une influence sur notre façon de jouer ?

Grâce au traitement statistique des données de l’enquête sur le rôle de la latéralité au tennis, il a pu être montré de nombreux aspects de ce rôle ainsi que les domaines privilégiés dans lesquels il s’exerce.

Les résultats, en effet, non seulement ont corroboré certaines observations effectuées sur le terrain mais ont fait apparaître de nouvelles caractéristiques de ce rôle.

Ils ont aussi permis de résoudre certaines interrogations comme:

  • le lancer rotatif au service qui perdure malgré un entraînement intensif du joueur pour lancer correctement sa balle, le fait de moins bien centrer la balle d’un seul côté, le plus souvent côté coup droit.
  • l’impossibilité d’améliorer un coup malgré tous ses efforts ou au contraire la perte d’un coup fort sans raison apparente…